Dimanche 27 avril 2008

Joli secteur au bord du GR extrêmement bien équipé (idéal pour une initiation en tête). Malheureusement la fréquentation a entraînée une patine assez importante des voies.

A noter, la boucle Luminy - Sugiton - Morgiou - Luminy propose un itinéraire facile et très esthétique pour les trailers et les randonneurs (2h/ 2h30 en rando environ).

Les voies se déroulent sous le pin






par Seb publié dans : Escalade Provence
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Dimanche 27 avril 2008

     Pas de photos malheureusement car j'avais oublié mon appareil photo, mais juste quelque mots pour parler du site de la Consolation (Topo des escalades en Pays d'Aix), entre Aix (25 min en voiture depuis la gare) et Manosque.

    Sur se site superbe on trouve une très grande variété de voies extrêmement bien équipées à quelques exception près, sur 15 à 25m, et dans un rocher excellent et superbe (gouttes d'eaux, petits plats très adhérents) avec une patine pas trop présente.

    En plus on peut grimper en face nord ou en face sud selon la température. Seul petit bémol, la face nord se trouve un peu au dessus de la route ce qui apporte du bruit.

    Pas de sélection de voies car elles semblent presque toutes intéressantes à faire, mais juste un petit coup de coeur pour "Imitation Verdon" 6b exigeant sur la gauche du secteur 7, et la forte envie de retourner travailler "Rêve d'enfer" à droite du secteur 8.

par Seb publié dans : Escalade Provence
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Dimanche 20 avril 2008

Ce matin l’air a un goût inhabituel. Le vent qui s’est levé pendant la nuit se fait plus piquant, et la falaise a disparue derrière les nuages gris qui ont remplacé le bleu tandis que le ciel entame un corps à corps avec le sol.

 

Il ne reste guère que le baromètre comme témoin de la tombée des pressions, qui ont entraînées dans leur chute le moral des grimpeurs.

          D’ailleurs sur le parking seuls les zips des vestes continuent leur ascension. Les épaules s’affaissent, et les têtes qui les dominent abandonnent l’espoir de monodoigts foireux et de plats abrasifs contre un autre type de douleur : maths ou physique pour celui ci, rangement d’appartement pour celui là ou pire encore, programme débile à la télé pour cet dernière.

 

Déjà les premières gouttelettes s’écrasent sur les pares brise et tout ce petit monde se replie dans sa carapace, avant de se diriger vers sa tanière.


           La tempête arrive….

 

par Seb publié dans : Recits
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Vendredi 28 mars 2008

La veille au soir la météo avait annoncé du mauvais temps... puis le gardien avait penché la tête par la fenêtre et décrété: "N'importe quoi! il fera beau demain matin". Il avait raison. Au réveil il fait -10 dehors mais le soleil apparait déjà derrière les sommets. La Montée dans les 10 à 15 cm de poudreuse tombée la veille est un régal.

 



Au sommet nous nous extasions devant la vue sur le Cervin, la Dent Blanche, et le Mont Rose. Puis Florent se retourne et hurle "Oh on voit la mer!!!" Effectivement d'ici il semble qu'il n'y ai qu'un col à passer pour redescendre sur la Baie des Anges, en réalité il y a presque 2 heures de bagnole.


 

 


A la descente dans une neige parfaite, quel plaisir de ne croiser que les traces de sa montée.
par Seb publié dans : Ski
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Jeudi 27 mars 2008

Le Mont Ponset... ou comment prendre des points d'avance pour la palme jaune 2008 (http://nimp.crew.free.fr).

En alpinisme, la mode semble être aux enchainements d'itinéraires, en ne recherchant pas forcéments la difficulté, mais plutôt la continuitée. Ce Dimanche Mercantourien aura été l'occasion d'inaugurer le même type de pratique en ce qui concerne les buts, avec rien de moins qu'un triple combo  B1m  B1a avant même de quitter la voiture!! Inventaire des dégats:

Mardi: texto de Thibault "je sais plus quand tu devais aller en Oisans mais laisse tomber c'est pourri en ce moment chez nous et ils annoncent encore de la neige..." Bon bin le Piaget aux Agneaux ce sera pour une autre fois... Sinon il fait beau dans le Queyras??

Mercredi: petit surf sur Internet pour faire le tour des sites spécialisés montagne, des sites spécialisés météo, des sites des offices de tourisme... Pas brillant! Risque 4, le Queyras semble exclus.

Jeudi: Une petite voix me parle du Mercantour, moi tout ce que j'en sais c'est que c'est très très au sud et que c'est plein de loups. Mais les loups n'attaquent pas les hommes de toute façon, par contre j'en connais deux qui voudraient bien attaquer un peu de neige ce week end, mais vous êtes sur que ça existe dans ces coins, le Mercantour c'est plus au sud qu'Aix en Provence, et franchement j'ai eu beau chercher, mais y'a vraiment pas moyen de trouver de la neige à la Sainte Victoire en ce moment. Un petit tour sur Denali-sud.com me rassure, et le gardien du refuge de Cogourde m'offre même deux places pour le Week end. Cool, il ne me reste plus qu'à appeler le PGHM des Alpes Maritimes demain pour connaitre les conditions...

Vendredi: "Peloton de Gendarmerie en Montagne des alpes Maritimes à qui ai je l'honneur?
        _ Bonjour est ce que vous pourriez me donner les conditions de neige au niveau du Pélago s'il vous plait??
        _ Ah le Pélago ça fait un moment qu'on est pas allé dans le coin, appelez plutôt les CRS de Saint Martin de Vésubie c'est eux qui se chargent de ce secteur"...
        "CRS Saint Martin de Vesubie j'écoute.
        _Bonjour le PGHM m'a dit que vous pourriez me donner les conditions du couloir nord du Pelago
        _ Ah le couloir nord on y était il y a deux jours on a fait demi tour, il neigeait à l'horizontale et on brassait à mort. De toute façon globalement tout le chainon frontalier avec l'italie est avalancheux. Par contre du coté de la Madone de Fenestre ça doit être mieux"

     Effectivement du coté de la Madone de Fenestre c'était mieux et nous avons pu nous lancer Dimanche matin à 5h 30 dans la montée qui devait nous mener au pied du Couloir délaissé au Mont Ponset.

     Après un passage pas franchement inspiré au fond d'un talweg et quelques conversion douteuses, nous abandonons les skis sous un rocher et continuons en crampons par quelques passages mixtes.


      Dès que nous avons franchis la barre rocheuse qui nous bouchait la vue l'évidence s'impose: le couloir Délaissé l'est surtout par la neige et la glace. One more B1c (conditions), deux même si on compte les quelques seconde ou le regard se tourne vers le couloir Oublié, où la neige à oubliée de tomber.

     On se décale vers la gauche en envisageant de récupérer la Diagonale, mais au passage nous croisons un petit couloir assez raide et joli qui semble remonter jusqu'à une selle qui nous permettra peut être de rejoindre la diagonale sans se taper le brassage sous la face.


       On brassera quand même pas mal chacun notre tour mais au moins on aura remonté un joli petit bout de couloir. Arrivé à la selle, une petite traversée en terre qui me rapellerai presque ce terrain Auvergnat que j'affectionne tant nous permet de rejoindre une autre bande neigeuse que nous remontons jusqu'à comprendre que la Diagonale est vachement plus à gauche.

       Tant pis, nous suivons une petite arête mixte facile mais sympa jusq'à un collet au pied d'une paroi rocheuse trop raide par rapport à nos envies pour aujourd'hui.

       Après une pause qui a failli se transformer en sieste pour moi, nous redescendons d'abord par le mixte puis par une pente herbeuse où Florent en profite pour prendre en photo les quelques chamois qui broute tranquillement la seule herbe accessible du secteur.


     Ils y serait surement encore si Florent n'avais pas tenté de les lapider en décrochant une pierre.

     S'en suivra une descente à ski où j'apprendrai la difficulté de skier sur de la neige pourrie avec un gros sac mais que le peu d'amour propre qu'il me reste m'interdit de décrire. Et nous serons rentré au refuge quelques minutes avant que la neige ne commence à tomber de façon plutôt vive.

par Seb publié dans : Alpinisme dans les Alpes
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Jeudi 27 mars 2008

Montée au refuge de la Madone de Fenestre (1905m, gardé).

La route s'arrête à 1500m, on peut chausser les skis dès le parking, mais il faudra déchausser deux fois au cours de la montée si vous tenez à vos peaux.


Si en plus vous avez réussi à refiler tout le matos lourd à votre coéquipier, vous vous offrirez une montée sympa pendant que celui ci tentera quelques acrobaties que la morale m'interdit de publier sur ce blog (à moins que ce ne soit la peur des représailles).


En arrivant au refuge vous aurez peut être même la chance de croiser un chamois (ils se comportent vraiment comme des chèvres). Dernière info d'importance, la cave à vin du gardien se trouve dans le batiment à coté du refuge.



par Seb publié dans : Ski
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Mardi 26 février 2008

         C'est en surfant sur le site de François Lesca http://lesca.francois.club.fr que j'avais appris l'existence de cette nouvelle voie qu'il avait ouvert cet automne (seul et du bas, celà mérite d'être signalé). Comme la neige ne s'était toujours pas décidé à tomber nous avons troqués avec Jeremy les skis de randos contre nos chaussons en plus ou moins bon état (n'est ce pas Jerem??) et quelques Friends (Merci François). Celà devait me mener à mon premier but de l'année (B3m je crois, voir http://nimp.crew.free.fr/)  mais qu'importe, rien ne pourrais nous faire regretter cette journée.


          Pour commencer cette journée par une petite note insolite, la remontée le long des pistes du Mont Dore qui n'aurai du être qu'un passage obligé mais vite avalé nous a obligé à chausser les crampons sous peine de redescendre à la station plus vite que prévu. Ca donne une idée sur les conditions des pistes, et surtout ça fait peur pour tous les skieurs pas toujours comfirmés qui vont descendre là dessus.

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          Mais qu'importe une fois passé le col de la Cabane nous rentrons dans un domaine plus sauvage, plus une seule trace de présence de l'homme, pourtant si proche et si envahissant. C'est en redescendant la combe entre Puy Gros et Puy de Sancy que nous croisons notre premier chamois. C'est aussi le moment d'enlever les crampons (nous ne les remettrons plus de la journée) et d'entamer une traversée en suivant la courbe de niveau en direction de l'attaque. Là encore 5 chamois sont en train de rechercher de la nourriture à une centaine de mètres de nous. Pendant toute notre ascension ils seront plus ou moins proches, mais toujours présents, et justifieront à eux seuls le lever matinal et le trajet jusqu'au Mont Dore.

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         Nous attaquons la première longueur, un bon 5 sur coinceurs avec un peu de lichen sur certaines prises, ça réveille parce que ça fait quelque temps que je n'ai pas grimpé sur coinceurs avec un gros sac à dos mais il n'y a en fait rien d'insurmontable est les protections sont bonnes. l'arête s'acheve par une succéssion de ressauts liés entre eux par des passages herbeux, pas difficiles du tout mais ludiques à souhait.

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        Au pied de la deuxième arête, que nous atteignons alors que la quitte nos compagnons à cornes et sabots, je m'étonne devant l'allure du surplomb qui me domine, je cherche du 4 et ça ressemble plutôt à de l'A4 (j'exagère bien sur mais un jour en posant une moulinette ou avec des Crash pads ils doit être pas mal... violent pour les doigts...). heureusement un cairn m'indique une fissure plus à gauche et de bonnes prises me permettent de m'élever sans difficultées.

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       Le vent se lève un peu mais je n'y prette pas attention car j'arrive alors au pied d'une autre longueur en 5 ou se trouvent les deux premiers spits de l'arête .Les puristes critiqueront mais la première protection naturelle possible se trouve 8 bons mètres plus haut et l'escalade jusque là n'ayant pas l'air si facile que ça, je mousquetonne avec plaisir les plaquettes dorées. Au dessus, un petit friend placé dans un trou m'offre une excellente protection tandis que je traverse sur la droite. Je m'élève encore et trouve un autre spit. La paroi se redresse mais un système de fissures et d'écailles ma permet moyennant le placement d'un bon friend de m'élever encore de quelques mètres jusqu'à un piton sous un surplomb. Le relais se trouve juste au dessus, un spit à compléter d'un coinceur. Au final, cette longueur qui n'a pas été aussi difficile que ce que je préssentais s'est par contre révélée magnifique et justifie presque à elle seule le déplacement. En plus de mon relais hyper confortable je vois la troisième arête qui s'annonce aussi géniale que ses petites soeurs. Malgré le vent je ne prend pas le temps de mettre ma grosse veste, j'aurai du...

        Jeremy entame l'escalade et s'escrime un peu sur mes coinceurs (ils étaient vraiment bons) mais me rejoint au bout d'un beau combat en grosses (vu l'état de ses chaussons il a préféré les laisser dans le sac) sans avoir tiré au clou. Mais le vent qui maintenant souffle réellement fort, en plus de nous refroidir, problème auquel nos vestes et bonnets remédient sans problèmes, nous déséquilibre et nous fait craindre le pire pour la suite, encore plus exposée. De plus, des nuages commencent à se pointer au loin sur Chastreix. Nous décidons alors d'en rester là pour aujourd'hui, mais avec la ferme intention de revenir quand les conditions seront plus clémentes. 

        Pour l'instant, nous remontons le long des pentes d'herbes raides jusqu'au sommet du Sancy. Là haut nous croisons un groupe de skieurs de rando bien décidés à trouver de la neige skiable, respect pour la motivation.

       Pendant la redescente par les escaliers entre le teléphérique, Jeremy fait une découverte étonnante: quelqu'un a perdu un préservatif au milieu de la pente de neige. On ignore si son propriétaire comptait en faire usage dans les parages mais vu le vent ils fallait être encore plus motivé que nos skieurs de rando. 

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       La descente se poursuit dans une bonne rigolade et au milieu de conjectures plus ou moins loufoques sur les propriétaires de notre trouvaille. Le col de Courre est atteint dans la boue plutôt que la neige, j'espère que les bénéfices pour la peau sont réels car une motte d'herbe traitresse m'a envoyée droit dedans.

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       Au col nous discutons quelques instants avec des gendarmes du PGM jusqu'à ce que quelques mots dans leur talkie walkie les rapelle vers une intervention. Nous prenons alors un cours de ski, virages sautés impécables sur de la tole, passages dans l'herbe sans que celà ne semble les freiner, la classe pour résumer...

      Quand nous rejoignons la piste verte à l'entré du Val le spectacle est irréel: la piste est divisée en deux partie. A gauche les skieurs là encore les protections de roller me sembleraient plus qu'utile, j'ai déjà vu des bitumes plus doux que la neige sur cette piste; à droite des enfants font de la luge et malgré la faible pente la glisse est excellente. Mais le plus étonnant est cette immense couche de vitre de 10 mètres par 3 entre les deux qui ne semble attirer personne... sauf nous. Sans nous concerter, nous nous précipitons sur la patinoire et parcourons les 10m à  toute vitesse sur les fesses sous les regards hillares des skieurs et celui plus envieux des enfants qui nous immitteraient j'en suis sûr avec plaisir. 

       Nous regagnons la voiture les fesses completement trempées mais ravis d'avoir vérifié qu'on était toujours aussi cons. Pendant que nous rangeons le matos une petite fille passe devant notre voiture, elle murmure à son père "Papa, je crois que c'est eux les monsieurs qui faisait de la luge sur leur pantalon..."

      

par Seb publié dans : Alpinisme Auvergne
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Mercredi 13 février 2008

Pour ceux qui ne connaissent pas la Chansons de Renaud "les Charognards" dont vous trouverez les paroles ici: http://www.paroles.net/chanson/12768.1 il vaudrait mieux l'écouter un peu avant car le  rythme du texte est basé sur celui des paroles de la chanson.



Il y a beaucoup de monde
au pied du téléski
il est onze heures et demi
je skie depuis deux heures


dans une station quelconque
dont j'ai oublié le nom
semblable à toutes les autres
que j'ai pu visiter.


je vois la foule entière, penché sur mes bâtons
la meute s'énerve, l'animal prend le dessus.
j'ai une belle démo de consumérisme
avant on appelait ça de la connerie humaine.


‘‘c'est vraiment n'importe quoi
on a payé nos forfaits
on devrait aller se plaindre
pour être remboursés ’’


l'hystérique devant moi, n'a sûrement pas compris
que face à la montagne, l'homme reste un vermisseau.
elle qui crie comme un veau, un chapelet de gros mots
aurait besoin j’vous dis, d'un cours de nivologie.


Moi monsieur j'vous assure, que j'vais tous les ans au ski
dit un mec qui a l'air, plus riche que doué.
Tout ça c'est intolérable, ça d'vrait pas exister
y'a pas de raison qu'on ai, tout ça à supporter.


‘‘c'est vraiment n'importe quoi
on a payé nos forfaits
on devrait aller se plaindre
pour être remboursés’’


Ce jeune skieur d'rando, va s'faire lyncher sûrement
s'il ironise encore sur tous ces beaux propos et explique à ces gens
que les montagnes sont belle, mais tellement différentes
de ces rues de Neuilly, qui constituent leur vie.


‘‘c'est que tu n'as pas payé, ton séjour autant que moi’’
dit madame grosse fourrure, à une jeune étudiante.
‘‘c'est que je n'ai sûrement pas
autant de moyens que vous’’ répond-elle pour finir.


‘‘c'est vraiment n'importe quoi
on a payé nos forfaits
on devrait aller se plaindre
pour être remboursés’’


Et monsieur plein de blé, continue son délire
convaincu que la météo n'est qu'une conspiration
par toutes sortes de démons, pour gâcher sa journée.
j'dois dire qu'à ce moment là, un truc de c'genre m'plairait.



Je n'suis pas un héros, ces gens je peux les éviter
Je ne suis pas à plaindre, j'ai presque de la chance
Quand je pense à mon pote, qui lui est moniteur
et se tape ce genre de crétins, à longueur de journée.


‘‘c'est vraiment n'importe quoi
on a payé nos forfaits
on devrait aller se plaindre
pour être remboursés’’


Il a plus de soixante ans, ce vieil homme dépité
qui regarde atterré, son monde dégénérer
Qu'il ai un forfait ou pas, il s'en fout sa terreur
c'est de voir tous ces comportements, se généraliser.



Il y a beaucoup de monde
au pied du téléski
il est onze heures et demi
la machine est repartie


des dizaines d’enfants repeuplent le versant,
j'espère que devenus grands, il ne seront pas que des clients.
j'espère que devenus grands, il ne seront pas que des clients.






Ce texte est ce qui m'a semblé être la façon la plus approprié d'exprimer mon dégout face à la réaction de certaines personnes il y a quelques semaines dans la station d'Orciere Merlette, face au faible nombre de remontées mécaniques ouvertes du fait des conditions d'avalanches tout à fait défavorables.

par Seb publié dans : Recits
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Dimanche 10 février 2008
Moi qui comptais profiter de ce mois de stage en Auvergne pour faire fumer les crampons et les skis de rando, les conditions de ces derniers jours ainsi que les infos des gendarmes du PGM du Mont Dore m'avient un peu dépité. Peu (très peu) de neige, et surtout un sous couche glacée en dessous recouverte par un tapis de billes, pas exactement l'idéal pour skier, ni pour cramponner dans du raide d'ailleurs.
Pourtant, l'envie se faisant trop forte de retourner faire un tour dans ce massif ou j'ai fais mes premier pas d'alpiniste, j'ai décidé de prendre l'option rando, tour de la Vallée de Chaudefour pour être précis. Mais attention, crampons indispensables car les crètes soufflées par le vent sont recouvertes d'une couche de neige fine mais extremement dure voire glacée.

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A l'entrée de la vallée on se doute bien que les skis ne sont pas le moyen le plus pratique de se déplacer dans le massif.

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Dans la montée sur les crêtes la neige est totalement absente

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En arrivant sur la crête on ne peux s'empecher d'avoir un pincement au coeur en longeant ces restes de la petite station de Chambon des Neiges abandonnée depuis longtemps pour cause d'irrégularité de l'enneigement justement. Ne restent que ces hideux pylones qui déflorent les paysage à moins d'une centaine de pas d'un des plus beau paysages du massif.

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Même le vent parfois si violent sur ces crêtes n'as pu que courber les palissades de bois, mais est resté impuissant face à ces mastodontes d'acier rouillé. On ne peut qu'esperer un démontage prochain, quite à aller préter main forte... une prochaine action pour Mountain Wilderness??


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Malgré le très faible enneigement les crampons se sont révélés indispensables pour progresser en sécurité dans certaines zones.

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Quand on voit la taille des vis qu'elles sèment dans la neige, on se dit qu'il ne doit pas faire bon croiser une dameuse du Mont Dore en ce moment (si c'est un bout du système de freinage on va bientôt avoir le droit à le première descente de la coulée A' en dameuse)


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Jeux d'ombres


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Parce qu'on est pas tout seuls, les traces d'un autre promeneur bien plus agile que nous, croisé pendant la descente avec un de ses congéneres.

par Seb publié dans : Rando Auvergne
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Lundi 28 janvier 2008

Quelque photos d'une après midi sympatique où pour la première fois nous avons pu avec Armand enmener les débutants de l'école découvrir l'escalade à la Sainte Victoire (secteur des deux Aig/Labo). Avec en prime un super beau temps (j'ai beau être en Provence depuis 6 mois j'arrive pas à m'habituer à me ballader en T shirt un 21 janvier).


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(Photos François Ortion)
par Seb publié dans : Escalade Provence
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