Mardi 26 février 2008

         C'est en surfant sur le site de François Lesca http://lesca.francois.club.fr que j'avais appris l'existence de cette nouvelle voie qu'il avait ouvert cet automne (seul et du bas, celà mérite d'être signalé). Comme la neige ne s'était toujours pas décidé à tomber nous avons troqués avec Jeremy les skis de randos contre nos chaussons en plus ou moins bon état (n'est ce pas Jerem??) et quelques Friends (Merci François). Celà devait me mener à mon premier but de l'année (B3m je crois, voir http://nimp.crew.free.fr/)  mais qu'importe, rien ne pourrais nous faire regretter cette journée.


          Pour commencer cette journée par une petite note insolite, la remontée le long des pistes du Mont Dore qui n'aurai du être qu'un passage obligé mais vite avalé nous a obligé à chausser les crampons sous peine de redescendre à la station plus vite que prévu. Ca donne une idée sur les conditions des pistes, et surtout ça fait peur pour tous les skieurs pas toujours comfirmés qui vont descendre là dessus.

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          Mais qu'importe une fois passé le col de la Cabane nous rentrons dans un domaine plus sauvage, plus une seule trace de présence de l'homme, pourtant si proche et si envahissant. C'est en redescendant la combe entre Puy Gros et Puy de Sancy que nous croisons notre premier chamois. C'est aussi le moment d'enlever les crampons (nous ne les remettrons plus de la journée) et d'entamer une traversée en suivant la courbe de niveau en direction de l'attaque. Là encore 5 chamois sont en train de rechercher de la nourriture à une centaine de mètres de nous. Pendant toute notre ascension ils seront plus ou moins proches, mais toujours présents, et justifieront à eux seuls le lever matinal et le trajet jusqu'au Mont Dore.

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         Nous attaquons la première longueur, un bon 5 sur coinceurs avec un peu de lichen sur certaines prises, ça réveille parce que ça fait quelque temps que je n'ai pas grimpé sur coinceurs avec un gros sac à dos mais il n'y a en fait rien d'insurmontable est les protections sont bonnes. l'arête s'acheve par une succéssion de ressauts liés entre eux par des passages herbeux, pas difficiles du tout mais ludiques à souhait.

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        Au pied de la deuxième arête, que nous atteignons alors que la quitte nos compagnons à cornes et sabots, je m'étonne devant l'allure du surplomb qui me domine, je cherche du 4 et ça ressemble plutôt à de l'A4 (j'exagère bien sur mais un jour en posant une moulinette ou avec des Crash pads ils doit être pas mal... violent pour les doigts...). heureusement un cairn m'indique une fissure plus à gauche et de bonnes prises me permettent de m'élever sans difficultées.

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       Le vent se lève un peu mais je n'y prette pas attention car j'arrive alors au pied d'une autre longueur en 5 ou se trouvent les deux premiers spits de l'arête .Les puristes critiqueront mais la première protection naturelle possible se trouve 8 bons mètres plus haut et l'escalade jusque là n'ayant pas l'air si facile que ça, je mousquetonne avec plaisir les plaquettes dorées. Au dessus, un petit friend placé dans un trou m'offre une excellente protection tandis que je traverse sur la droite. Je m'élève encore et trouve un autre spit. La paroi se redresse mais un système de fissures et d'écailles ma permet moyennant le placement d'un bon friend de m'élever encore de quelques mètres jusqu'à un piton sous un surplomb. Le relais se trouve juste au dessus, un spit à compléter d'un coinceur. Au final, cette longueur qui n'a pas été aussi difficile que ce que je préssentais s'est par contre révélée magnifique et justifie presque à elle seule le déplacement. En plus de mon relais hyper confortable je vois la troisième arête qui s'annonce aussi géniale que ses petites soeurs. Malgré le vent je ne prend pas le temps de mettre ma grosse veste, j'aurai du...

        Jeremy entame l'escalade et s'escrime un peu sur mes coinceurs (ils étaient vraiment bons) mais me rejoint au bout d'un beau combat en grosses (vu l'état de ses chaussons il a préféré les laisser dans le sac) sans avoir tiré au clou. Mais le vent qui maintenant souffle réellement fort, en plus de nous refroidir, problème auquel nos vestes et bonnets remédient sans problèmes, nous déséquilibre et nous fait craindre le pire pour la suite, encore plus exposée. De plus, des nuages commencent à se pointer au loin sur Chastreix. Nous décidons alors d'en rester là pour aujourd'hui, mais avec la ferme intention de revenir quand les conditions seront plus clémentes. 

        Pour l'instant, nous remontons le long des pentes d'herbes raides jusqu'au sommet du Sancy. Là haut nous croisons un groupe de skieurs de rando bien décidés à trouver de la neige skiable, respect pour la motivation.

       Pendant la redescente par les escaliers entre le teléphérique, Jeremy fait une découverte étonnante: quelqu'un a perdu un préservatif au milieu de la pente de neige. On ignore si son propriétaire comptait en faire usage dans les parages mais vu le vent ils fallait être encore plus motivé que nos skieurs de rando. 

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       La descente se poursuit dans une bonne rigolade et au milieu de conjectures plus ou moins loufoques sur les propriétaires de notre trouvaille. Le col de Courre est atteint dans la boue plutôt que la neige, j'espère que les bénéfices pour la peau sont réels car une motte d'herbe traitresse m'a envoyée droit dedans.

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       Au col nous discutons quelques instants avec des gendarmes du PGM jusqu'à ce que quelques mots dans leur talkie walkie les rapelle vers une intervention. Nous prenons alors un cours de ski, virages sautés impécables sur de la tole, passages dans l'herbe sans que celà ne semble les freiner, la classe pour résumer...

      Quand nous rejoignons la piste verte à l'entré du Val le spectacle est irréel: la piste est divisée en deux partie. A gauche les skieurs là encore les protections de roller me sembleraient plus qu'utile, j'ai déjà vu des bitumes plus doux que la neige sur cette piste; à droite des enfants font de la luge et malgré la faible pente la glisse est excellente. Mais le plus étonnant est cette immense couche de vitre de 10 mètres par 3 entre les deux qui ne semble attirer personne... sauf nous. Sans nous concerter, nous nous précipitons sur la patinoire et parcourons les 10m à  toute vitesse sur les fesses sous les regards hillares des skieurs et celui plus envieux des enfants qui nous immitteraient j'en suis sûr avec plaisir. 

       Nous regagnons la voiture les fesses completement trempées mais ravis d'avoir vérifié qu'on était toujours aussi cons. Pendant que nous rangeons le matos une petite fille passe devant notre voiture, elle murmure à son père "Papa, je crois que c'est eux les monsieurs qui faisait de la luge sur leur pantalon..."

      

Par Seb - Publié dans : Alpinisme Auvergne
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Mercredi 13 février 2008

Pour ceux qui ne connaissent pas la Chansons de Renaud "les Charognards" dont vous trouverez les paroles ici: http://www.paroles.net/chanson/12768.1 il vaudrait mieux l'écouter un peu avant car le  rythme du texte est basé sur celui des paroles de la chanson.



Il y a beaucoup de monde
au pied du téléski
il est onze heures et demi
je skie depuis deux heures


dans une station quelconque
dont j'ai oublié le nom
semblable à toutes les autres
que j'ai pu visiter.


je vois la foule entière, penché sur mes bâtons
la meute s'énerve, l'animal prend le dessus.
j'ai une belle démo de consumérisme
avant on appelait ça de la connerie humaine.


‘‘c'est vraiment n'importe quoi
on a payé nos forfaits
on devrait aller se plaindre
pour être remboursés ’’


l'hystérique devant moi, n'a sûrement pas compris
que face à la montagne, l'homme reste un vermisseau.
elle qui crie comme un veau, un chapelet de gros mots
aurait besoin j’vous dis, d'un cours de nivologie.


Moi monsieur j'vous assure, que j'vais tous les ans au ski
dit un mec qui a l'air, plus riche que doué.
Tout ça c'est intolérable, ça d'vrait pas exister
y'a pas de raison qu'on ai, tout ça à supporter.


‘‘c'est vraiment n'importe quoi
on a payé nos forfaits
on devrait aller se plaindre
pour être remboursés’’


Ce jeune skieur d'rando, va s'faire lyncher sûrement
s'il ironise encore sur tous ces beaux propos et explique à ces gens
que les montagnes sont belle, mais tellement différentes
de ces rues de Neuilly, qui constituent leur vie.


‘‘c'est que tu n'as pas payé, ton séjour autant que moi’’
dit madame grosse fourrure, à une jeune étudiante.
‘‘c'est que je n'ai sûrement pas
autant de moyens que vous’’ répond-elle pour finir.


‘‘c'est vraiment n'importe quoi
on a payé nos forfaits
on devrait aller se plaindre
pour être remboursés’’


Et monsieur plein de blé, continue son délire
convaincu que la météo n'est qu'une conspiration
par toutes sortes de démons, pour gâcher sa journée.
j'dois dire qu'à ce moment là, un truc de c'genre m'plairait.



Je n'suis pas un héros, ces gens je peux les éviter
Je ne suis pas à plaindre, j'ai presque de la chance
Quand je pense à mon pote, qui lui est moniteur
et se tape ce genre de crétins, à longueur de journée.


‘‘c'est vraiment n'importe quoi
on a payé nos forfaits
on devrait aller se plaindre
pour être remboursés’’


Il a plus de soixante ans, ce vieil homme dépité
qui regarde atterré, son monde dégénérer
Qu'il ai un forfait ou pas, il s'en fout sa terreur
c'est de voir tous ces comportements, se généraliser.



Il y a beaucoup de monde
au pied du téléski
il est onze heures et demi
la machine est repartie


des dizaines d’enfants repeuplent le versant,
j'espère que devenus grands, il ne seront pas que des clients.
j'espère que devenus grands, il ne seront pas que des clients.






Ce texte est ce qui m'a semblé être la façon la plus approprié d'exprimer mon dégout face à la réaction de certaines personnes il y a quelques semaines dans la station d'Orciere Merlette, face au faible nombre de remontées mécaniques ouvertes du fait des conditions d'avalanches tout à fait défavorables.

Par Seb - Publié dans : Recits
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Dimanche 10 février 2008
Moi qui comptais profiter de ce mois de stage en Auvergne pour faire fumer les crampons et les skis de rando, les conditions de ces derniers jours ainsi que les infos des gendarmes du PGM du Mont Dore m'avient un peu dépité. Peu (très peu) de neige, et surtout un sous couche glacée en dessous recouverte par un tapis de billes, pas exactement l'idéal pour skier, ni pour cramponner dans du raide d'ailleurs.
Pourtant, l'envie se faisant trop forte de retourner faire un tour dans ce massif ou j'ai fais mes premier pas d'alpiniste, j'ai décidé de prendre l'option rando, tour de la Vallée de Chaudefour pour être précis. Mais attention, crampons indispensables car les crètes soufflées par le vent sont recouvertes d'une couche de neige fine mais extremement dure voire glacée.

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A l'entrée de la vallée on se doute bien que les skis ne sont pas le moyen le plus pratique de se déplacer dans le massif.

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Dans la montée sur les crêtes la neige est totalement absente

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En arrivant sur la crête on ne peux s'empecher d'avoir un pincement au coeur en longeant ces restes de la petite station de Chambon des Neiges abandonnée depuis longtemps pour cause d'irrégularité de l'enneigement justement. Ne restent que ces hideux pylones qui déflorent les paysage à moins d'une centaine de pas d'un des plus beau paysages du massif.

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Même le vent parfois si violent sur ces crêtes n'as pu que courber les palissades de bois, mais est resté impuissant face à ces mastodontes d'acier rouillé. On ne peut qu'esperer un démontage prochain, quite à aller préter main forte... une prochaine action pour Mountain Wilderness??


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Malgré le très faible enneigement les crampons se sont révélés indispensables pour progresser en sécurité dans certaines zones.

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Quand on voit la taille des vis qu'elles sèment dans la neige, on se dit qu'il ne doit pas faire bon croiser une dameuse du Mont Dore en ce moment (si c'est un bout du système de freinage on va bientôt avoir le droit à le première descente de la coulée A' en dameuse)


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Jeux d'ombres


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Parce qu'on est pas tout seuls, les traces d'un autre promeneur bien plus agile que nous, croisé pendant la descente avec un de ses congéneres.

Par Seb - Publié dans : Rando Auvergne
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Lundi 28 janvier 2008

Quelque photos d'une après midi sympatique où pour la première fois nous avons pu avec Armand enmener les débutants de l'école découvrir l'escalade à la Sainte Victoire (secteur des deux Aig/Labo). Avec en prime un super beau temps (j'ai beau être en Provence depuis 6 mois j'arrive pas à m'habituer à me ballader en T shirt un 21 janvier).


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(Photos François Ortion)
Par Seb - Publié dans : Escalade Provence
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Dimanche 30 décembre 2007

Peu de neige malheureusement ce 27 décembre dans le Val de Courre, encore moins coté Fontaine Salée. Résultat: Montée au col de Courre avec les skis (couteaux indispensables) et petit cours de conversions avec Jeremy. Pour la descente on repassera, on a du rejoindre les pistes du Mont Dore avec les skis sur le dos et redescendre par les pistes. 

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Jeremy dans un Val de Courre pas très enneigé


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Jeremy en pleine conversion


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Jeremy au col de Courre, au soleil


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Jeremy sous le sommet du Sancy, 500m plus loin et dans le brouillard

Par Seb - Publié dans : Ski
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Mercredi 26 décembre 2007

Oui je sais ski de rando à la Loge des Gardes ça fait bizarre, oui je sais vaut mieux prendre des skis de fonds, oui je sais y'a tellement peu de pente que j'ai même pas pu mettre les cales de montée à fond, mais quand même ça me démangeais de mettre les peaux et c'était pas loin de la maison.



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Par Seb - Publié dans : Ski
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Mercredi 26 décembre 2007

Pas de ski de rando pour cette première sortie de l'année, mauvaises conditions nivologiques et manque de compagnon disponible oblige, mais 2 beaux jours de ski de piste aux deux alpes et aux sept laux, avec une petite préférence pour cette dernière où les petites coulées entre les sapins ont remplacés les grands champs de neige des 2 alpes.



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Après moult contorsions pour s'installer à sa place (forcément une 4 skieurs plus leur matos dans une 206...), Gaby n'aura pas vu grand chose du trajet en voiture.



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Coucher de soleil sur les Deux Alpes



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La mer de nuages vue depuis les 7 Laux



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Au 7 Laux on a pas vu de chamois, par contre on pouvais croiser un caribou (ou un élan on a pas trop reconnu... si quelqu'un peut nous aider...)



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Le nouveaux modele Wolkswagen: La Golf Fresh... pas sur que ce soit un succès commercial en isère



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Et une ptite crèpe pour finir... ah deux crèpes pour Matthieu... Ah trois crèpes pour Gaby...

Par Seb - Publié dans : Ski
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Dimanche 9 décembre 2007

Depuis le temps que je n'avais pas posé de dégaines en falaises, ça me démangeait vraiment et pour une reprise je n'ai pas été déçu. Un secteur protégé du Mistral et un peu moins du vent d'ouest mais qui restait plus supportable que devant la gare Saint Charles, un grand soleil, une vue grandiose, et des voies bien cools même si certains habitués des calanques on dit que c'était loin d'être les plus belles du coin (ça laisse réveur...)



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Marseille vu depuis le col de Sormiou



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Fanny et Guillaume pendant l'approche sur le tracé vert (turquoise d'après Florent)



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Fabien et Fanny au pied du secteur de droite



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Florent dans le Lama Bleu (6b... soutenu)
PS: à la dégaine suivante il a volé... rencontre avec un lama bleu ou zippette intenpestive? on ne saura jamais...



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Cyril dans Equinoxe (6b)



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Guillaume dans Jour de Crise (6c)
Un bouse d'après l'intéréssé, en tout cas assez jolie à regarder



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L'ile du Riou

Par Seb - Publié dans : Escalade Provence
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Samedi 1 décembre 2007

D'ici peu je vous expliquerai comment, parti pour faire l'arête de Genty en escalade, je me suis retrouvé à monter au col de Genty en rando pour redescendre par le sentier noir.

Même si elle n'était pas prévu cette petite ballade s'avère très agréable malgré des éboulis galère dans la montée au col de Genty qu'il doit être possible d'éviter.

La journée s'est fini par 3 petites voies sympatiques au secteur ptitbout.  Mais quand même 6h de marche pour 36m d'escalade on fait mieux



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Rémi sur le sentier noir



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Si avec ça vous vous perdez....



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Rémi au secteur Ptitbout, 6c



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nuages



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à la jonction entre le sentier brun et le sentier rouge

Par Seb - Publié dans : Rando Provence
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Dimanche 25 novembre 2007

Suite à cette petite discussion sur Camptocamp http://www.camptocamp.org/forums/viewtopic.php?id=22874&p=1  je met en ligne ce petit texte en hommage à tous nos seconds de cordés sans lesquels nous ne ferions pas grand chose en montagne.



Bernard a 18 ans, et 3 ans déjà pratique l’escalade sur le mur du gymnase de son lycée de Beauce, pas exactement l’endroit idéal pour satisfaire ses aspirations montagnardes. Mais pour lui tout va changer maintenant qu’il a été admis à la fac de Chambéry. Enfin il va vivre au milieu de ces montagnes qui le font tant rêver.

 
            Quelques semaines après son inscription au club d’escalade universitaire, on lui propose une sortie en grande voie. Déjà Bernard s’imagine menant sa cordée sur une paroi immense et vertigineuse, le geste sure et l’allure confiante. Malheureusement rien ne se passe jamais comme on le voudrait et c’est dans un style que la morale nous interdit de commenter que Bernard achève sa première ascension en tête. Le topo indique 70 mètres de paroi. 70 mètres !! pour Bernard il s’agirai plutôt de l’espace entre les points ; C’est énervant quand même ces topos qui ne disent jamais ce que l’on voudrait entendre !!!
            Dépité, Bernard rentre chez lui en annonçant sa décision de se retirer définitivement de l’escalade pour se consacrer à sa deuxième passion : les jeux vidéos. Mais même le 18ème niveau de Super Mario Kart ne peuvent arriver à la cheville (ça c’est pour les voies équipées pour le TA on dit quoi ?? à la fissure ?? au piège à friend ???) du moindre bout de rocher, aussi pourri soit il, et au bout de 3 semaines Bernard n’en peut déjà plus, il veut retourner en Montagne. Pourtant il le sait dès qui aura les pieds au dessus du point, la sueur au front, les bras tremblants et les jambes flageolantes il regrettera ses envies…
            C’est ce dilemme terrible qui le hante encore pendant son sommeil quand lui vient la révélation.  Là au milieu des 9 mètres carrés de sa chambre de cité U, sur ce lit si petit que Bernard a renoncé à se trouver une copine car il n’aurai pas su où la mettre, Bernard prend une décision qui va changer sa vie…
 
            Bernard sera Second de Cordée.
 
 C’est lui qui portera le barda trop lourd lorsque son compagnon atteint de flémingite aiguë aura décrété qu’un sac pour deux suffisait. C’est lui qui galérera des heures à enlever des coinceurs sur lesquels sont leader pensais sûrement vacher un éléphant ou une caravane quand il les avait placé. Lui qui se gèlera au relais pendant que son compagnon se fourvoira pour la cinquième fois de la voie, qui se fera pourrir quand il aura oublié de hurler « RESTE CINQ METRES » avant de gueuler « BOUT DE CORDE ». Une fois revenu dans la vallée, il passera bien sur inaperçu pendant que son compagnon décrira avec force déformation et hyperbole ses exploits à la blondinette pulpeuse l’écoutant d’un air distrait dans la salle de pan.
            Mais c’est lui aussi qui sera vaché confortablement au relais à observer son cher leader pester contre ce P***** (traduction BD : cochon – poing - tête de mort - nuage noir) de pas de bloc ou maudire ce « cinglé d’ouvreur » quand ses pieds s’éloigneront de façon trop flagrante à son goût du point. Lui qui tapera la causette avec la jolie rouquine de la cordée suivante qui l’aura rattrapé pendant que son leader se prenait un but magistral dans une longueur manifestement trop dure pour lui. C’est lui enfin qui profitera d’une escalade comme il la conçoit : Hédoniste et sans stress, avec juste le plaisir des mouvements qui s’enchaînent sur le rocher, au milieu de ces montagnes qu’il aime tant
Par Seb - Publié dans : Recits
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