[Mercantour] Col de Fenestre (27 mars 2010)

Publié le 3 Avril 2010

Presque 2 ans jour pour jour après son dépautelage (l'équivalent du dépucelage mais en peaux de phoques), je reviens au refuge de la Madone De Fenestre avec Flo. Pour ceux qui n'ont pas suivi son magnifique blog Le Mateur d'Abîmes (où il raconte autant de la merde qu'en vrai, mais là vous pouvez en profiter partout dans le monde), il a depuis appris à skier, à bien skier même (fallait bien compenser son niveau en escalade), et quelque chose me dit qu'il va y aller comme un goret ce Week-end.

 

Au programme un lever à 3h du mat pour passer chercher Flo à Marseille (sa chérie à qui il laisse sa voiture ce week-end n'a pas voulu le déposer chez moi à 4h, on se demande bien pourquoi??) et direction Saint Martin en Vesubie, en espérant commencer à skier à 7h pour pouvoir monter un peu plus haut que le refuge avant que le soleil ne réchauffe trop la neige. Presque à destination une charmante demoiselle crève juste devant nous et on prend une demi heure de retard en changeant sa roue. Putain y'a que quand on est à la bourre qu'on croise des charmantes demoiselles nous, ça aurait été un mec dans la bagnole, on aurait été à l'heure au parking!! Enfin à la limite Bitume/Neige-verglas, car il nous faudra goûter aux joies du portage avant de pouvoir chausser au même endroit qu'il y a deux ans.

 

S'en suit une montée des plus classiques jusqu'au refuge, avec des sacs qui paraissent léger par rapport à ceux d'il y a deux ans.

 

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Le refuge de la Madone de Fenestre, bien plus calme quand il faut 2h en ski pour l'atteindre, plutôt que 5 minutes en bagnole.

 

 

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Je profite de l'arrivée au refuge pour faire quelques photos et Flo part comme un compétiteur à la Pierra Menta: Je sens que je vais en chier...


 

 

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Nous profitons que la neige n'a pas encore trop chauffé pour monter en direction du col de Fenestre. Flo se prête au jeu des conversions inutiles pour que je puisse faire quelques clichés, mais le manque de caisse cette saison et le lever aux aurores nous fait stopper un peu en dessous du col, après quand même 1100m de D+.


 

 

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On est loin du dépautage compétiteur, le cul bien posé sur un cailloux tout chaud (celui là même qui a inspiré les sièges chauffants à BMW), mais ça déchire bien avec un temps de rêve et un paysage de fou!!


 

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Pour le moment le sourire cette jolie tronche pas encore rouge est uniquement lié au plaisir d'être là et à la météo clémente, mais dès le début de la descente il va augmenter jusqu'à explosion des zygomatiques!!!! Une neige que peu de mots peuvent décrire: ça pétait du zébu, ça déchirait bisounours par pack de 18, ça péchait son poulpe, ça tronçonnait son dahu  à la scie sauteuse, bref ça déchirait sa mémé!!!


 

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Pleins de skis mais j'ai pas réussi à échanger discrètement une paire avec les miens... dommage. Sinon si quelqu'un qui sait régler une parabole a l'occase de monter au refuge, allez aider Patou le gardien à régler la sienne, qu'il puisse aller sur YouTube tranquillou!


 

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La lune veille sur l'objectif du lendemain: les balcons du Gelas.


 

 

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Après un réveil à 7h (ancienne ou nouvelle heure??) nous nous dirigeons vers le Gelas avec les couteaux car la neige n'a pas encore décaillée. je tairai mon vautrage lamentable à 50m du refuge suite à un  chevauchement des couteaux qui m'a valu d'embrasser ma carre avec la pommette, à part ça tout se passe bien jusqu'à 2700m où nous faisons une pause avant d'entamer la dernière pente.


 


ATTENTION LES IMAGES QUI SUIVENT PEUVENT CHOQUER UN PUBLIC NON AVERTI


 

Madone de Fenestre (27-28 mars 2010) (37)-borderA gauche: Flo en train Madone de Fenestre (27-28 mars 2010) (40)-border

de faire une pause avant le sommet. C'est flippant, je pensais même qu'il était persuadé que pause et sommet était des synonymes, enfin sauf en cas de but.

 

 

A droite: une photo de Flo à la montée prise en plongée, ça aussi c'est rare.

 

Vous l'aurez compris la saloperie qui interdit depuis un an à notre mateur d'abîmes de dépasser les 3000m a encore frappée, le rendant incompétent au dessus de 2800m.

 

Si quelqu'un a déjà eu ça où peut dire ce que ça peut être qu'il n'hésite pas à nous envoyer un mail ou à laisser un commentaire parce que là, même si c'est fun 5 min d'avoir l'impression d'aller vite en le doublant,  ça devient la merde, surtout pour aller chercher la neige en fin de saison.


 

Madone de Fenestre (27-28 mars 2010) (44)-border

Par contre dès qu'on redescend il envoie du bois le zigoto, descente style nuit de la glisse avec courbes à fond, virages sautés, gros jump de bosses etc... il était tellement bien lancé que j'ai cru qu'il allait nous jumper une barre dans la foulée pour fêter ça. Quelque chose l'a retenu, la raison peut être, ou la peur...

 

 

...Non oubliez la raison il a pas pris l'option avec ses Trabs. En tout cas, un bien beau week-end comme il faudrai en vivre plus (et puis comme ça on finirait bien par avoir la caisse!!).



Rédigé par Seb

Publié dans #Ski

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Le mateur d'abîmes 14/04/2010 19:35


Je me fais de la pub gratuite...

En cliquant sur mon nom vous arriverez sur mon site, et le dernier billet est une présentation du ptit séb, votre serviteur sur ce blog

A bientôt !


Le mateur d'abîmes 11/04/2010 11:47


Alors pour remettre les choses dans l'ordre, oui on est pas allé au sommet, et c'est sûrement de ma faute, et de cette incompréhensible sensibilité à l'altitude qui a refait surface...

Mais bon, si tu étais devant c'est aussi et surtout parceque j'ai eu la bonté, que dis-je l'extrème gentillesse de t'attendre à la fin du ressaut raide, dans lequel tu essayer vainement de faire 3
pauvres conversion ;-)

Et pour la descente, je tiens également à préciser que le grimpeur que tu es s'en est des mieux sortis avec un style qui n'avait rien à voir avec celui du début de saison... Mes photos le prouve,
une vraie allure à l'attaque, et non pas complètement à cul...

Les efforts commencent à payer (oh putain j'ai fini par un compliment, bon je vais prendre mes médocs et je reviens)